Dimanche dernier, Claude, la voisine de Maman Lapin est venue sonner à la maison. 

Maman Lapin s'entend bien avec ses voisins, il faut dire qu'ils sont charmants, discrets, pleins d'humour et qu'ils ont une piscine.

Ils sont bavards aussi, très bavards. Encore plus que Maman Lapin, c'est dire. 

Et donc, la voisine sonne à la porte. 

D'habitude, Maman Lapin a droit à un "comment vas-tu ma belle ?", les petits se jettent dans ses bras et l'embrassent comme du bon pain.

Mais Dimanche dernier, ce n'était pas la même chanson. 

La voisine n'était pas contente. 

Et pour cause, des petits morveux s'étaient amusés, pendant l'heure de la sieste, à balancer des cailloux sur son toit en ardoise. Celui de la grange.

Celui que l'on voit de la cour d'entrée. Où il y a des cailloux. Et selon le temps et l'inspiration, des morveux aussi.

Heureusement, il n'y avait pas eu de casse. Elle eut droit à des excuses bien senties de Philippe, numéro 2 du complot.

Le cerveau de la bande, Pierre, était parti au tennis avec son grand frère. Il ne perdait rien pour attendre. 

Une fois rentré, il eut droit au sermon d'usage, assorti d'une peine de privation de dessert, justement ce soir là, dommage, il y avait de la crème au chocolat.

Maman et Papa Lapin attendirent le soir, que tout le monde soit couché pour en rire un bon coup et s'attendrir sur les plus grosses bêtises de leur enfance.

Après tout, leurs enfants n'avaient fait que lancer des cailloux, eux avaient fait bien pire...

Ils passèrent une très bonne soirée. 

Lundi matin, branle-bas !

Retour des vacances de Toussaint, difficile de se lever, de retrouver le rythme. 

Maman Lapin habille, coiffe, nourrit, bizoute, et hop tout le monde dans le bus. 

Elle peut enfin se préparer à son tour à partir travailler.

Elle rassemble ses affaires, son sac, son manteau, un coup d'éponge sur la table, retouche maquillage et parfum, lumière, clés, "$*ù%^ !!!" mon téléphone est resté en haut, elle ferme la porte et se dirige vers sa voiture, garée devant la maison, dans la cour. 

Celle des cailloux. 

Et des morveux.

Oui, tu devines la suite. 

Voilà le tableau :

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Soudainement, Maman Lapin trouva l'histoire des cailloux beaucoup moins bucolique.

Elle s'empressa d'appeler "celui qu'on aimerait bien qu'il ferme sa "g^$ù=§!" à la radio", pour réparer les dégâts. 

Ce qui fut fait en deux temps trois mouvements. (C'est vrai qu'ils sons saoûlants, mais drôlement efficaces !)

Pas encore de sanction appliquée au coupable qui s'est rapidement dénoncé devant l'ampleur des dégâts. 

Maman Lapin envisage un travail d'intérêt général. 

Des idées ? 

Merci !